lundi 5 juillet 2010

1% logement : Une large gamme d'aides

Financer une construction, un dépôt de garantie, des travaux ou un déménagement, les aides proposées par le dispositif du 1% logement couvrent des besoins très variés.

L'expression "1% logement" est le terme usuel désignant la Participation des employeurs à l'effort de construction (PEEC). Ce dispositif, institué en 1953 pour aider à résoudre la crise du logement après guerre, obligeait les entreprises privées non agricoles de 10 salariés et plus à verser 1% de leur masse salariale à des organismes collecteurs. Ceux-ci les redistribuaient ensuite, sous forme de prêts aux salariés de ces entreprises ou en finançant la construction ou la réhabilitation de logements sociaux.

Depuis la création du dispositif, l'utilisation des fonds collectés a beaucoup évolué pour mieux répondre aux besoins de la société. Elle se répartie cependant toujours en aides à la pierre et en aides à la personne. Ces dernières ont vu leur champ d'application s'étendre puisque certaines aides ne sont plus seulement réservées aux salariés des entreprises contributrices.




















Faciliter l'accès à la location

Certaines aides sont spécifiquement dédiées aux locataires. C'est le cas des aides Loca-Pass, destinées à faciliter l'accès à la location. L'avance Loca-Pass est un prêt gratuit qui permet de financer un dépôt de garantie. Il doit ensuite être remboursé à l'organisme collecteur à partir du troisième mois de location. La garantie Loca-Pass est, quant à elle, une caution solidaire valable pendant les 3 premières années du bail. Elle peut couvrir 18 mensualités de loyers et de charges en cas de difficultés financières du bénéficiaire. Les aides Loca-Pass sont ouvertes aux salariés des entreprises du secteur privé non agricole, aux jeunes de moins de 30 ans et aux étudiants boursiers d'État. Autre service destiné aux locataires : la réservation de logements locatifs pour les salariés des entreprises assujetties au 1% logement, en contrepartie de leur financement de ces programmes. Seuls les salariés de ces entreprises peuvent bénéficier de ce service.

Certaines aides sont plus spécifiquement dédiées aux propriétaires ou aux accédants à la propriété. Très fournie, l'offre couvre une large gamme de besoins : prêt pour l'achat d'un terrain, prêt pour construction ou acquisition dans le neuf, prêt pour l'acquisition dans l'ancien avec ou sans travaux, prêt pour agrandissement, prêt pour transformation de locaux non destinés à l'habitation, prêt social de location-accession (PSLA) et enfin prêt relais pour l'acquisition d'une nouvelle résidence principale. Il s'agit dans la plupart des cas de prêts d'appoint et non de prêts principaux.

Palier les difficultés financières

Il existe également un certain nombre d'aides destinées aux propriétaires ou aux locataires en proie à des difficultés financières. C'est le cas du prêt Sécuri-Pass : une avance gratuite qui permet d'alléger temporairement les mensualités de remboursement d'un prêt immobilier. On peut également citer dans cette catégorie le prêt pour allégement temporaire des quittances de loyer ou encore le prêt pour refinancement de prêts immobiliers plus onéreux.

Certaines aides destinées aux propriétaires ou aux locataires concernent plus spécifiquement la réalisation de travaux. C'est le cas notamment du prêt Pass-Travaux, qui existe sous deux formes. Dans sa version simple, il vise à financer les travaux d'aménagement des résidences principales. Les bénéficiaires doivent être salariés d'une entreprise privée non agricole. Ils peuvent être propriétaires ou locataires. Le prêt est accordé pour un montant maximum de 9.600 euros pour les plus faibles revenus ou 8.000 euros pour les plus élevés. La version renforcée du prêt est destinée aux travaux dans les copropriétés. Il s'adresse aux copropriétaires (occupants ou bailleurs) et s'élève à 18.000 euros maximum. On peut également classer dans cette catégorie le financement des travaux permettant le maintien à domicile des grands infirmes.

Soutien au déménagement

Il existe enfin des aides liées à la mobilité des bénéficiaires. C'est notamment le cas de l'aide Mobili-Pass, destinée à couvrir les dépenses liées à un déménagement pour raisons professionnelles à plus de 70 km de son domicile, que l'on soit propriétaire ou locataire. Son montant maximum est de 3.200 euros.

Par ailleurs, le prêt relais pour allégement du coût supplémentaire d'un changement de logement s'adresse aussi bien aux propriétaires qu'aux locataires, contraints de changer de logement pour cause de mobilité professionnelle ou de difficulté financière.

Où s'adresser ?

Pour obtenir des informations sur l'ensemble des aides disponibles dans le cadre du 1% logement (notre liste n'est pas exhaustive), on peut se renseigner auprès de l'Union d'économie sociale pour le logement (UESL), qui est la fédération nationale des organismes collecteurs du 1% logement. Elle peut être contactée par téléphone (01-44-85-81-00) ou via son site web (www.uesl.fr).

Pour faire une demande d'aide, deux démarches sont possibles. Les employés des entreprises de 10 salariés et plus peuvent s'adresser directement à leur direction du personnel. Dans les entreprises de moins de 10 salariés en revanche, ceux-ci doivent s'adresser à l'organisme collecteur le plus proche de leur domicile. Il en existe deux types principaux : les Comités Interprofessionnels du Logement (CIL) et les services logement des Chambres de Commerce et d'Industrie (CCI). Le site web de l'UESL liste par zones géographiques les coordonnées de la plupart des CIL et des CCI.

mardi 8 juin 2010

Créer une SCI

En 2005, près de 6500 sociétés civiles ont été créées à Paris. Les sociétés civiles immobilières (SCI) sont devenues un mode courant de gestion du patrimoine : elles permettent de détenir à plusieurs des biens immobiliers et de les gérer en toute souplesse. Mais attention, elles ne sont pas adaptées à toutes les situations.

La SCI (1), société civile immobilière, est une société constituée de deux associés au minimum, qui a pour but de gérer un patrimoine immobilier. En créant une SCI, chacun des associés reçoit des parts sociales en contrepartie de son apport. La SCI ne peut avoir un but commercial : on ne peut pas acheter des biens pour les revendre immédiatement en vue d'en tirer profit. A ce titre, une SCI ne peut « louer meublé » car les bénéfices d'une location meublée sont considérés fiscalement comme des bénéfices commerciaux.

Pour constituer une SCI, il n'y a aucun critère de capital social minimum. Néanmoins, la question du montant du capital social doit être posée : faible ou élevé, son montant varie en fonction des situations particulières et des buts recherchés.

Pour créer une SCI, il suffit de :

- rédiger les statuts par acte sous seing privé ou par acte notarié, puis de les signer
- enregistrer les statuts de la SCI au centre des impôts
- publier la constitution de la société dans un journal d'annonces légales
- procéder à l'immatriculation de la société.

Avantages de la SCI

On a coutume de dire qu'acheter un bien sous le régime de la SCI permet une gestion plus souple du patrimoine qu'en indivision. Cela est atténué par la modification du régime juridique de l'indivision, en vigueur depuis le 1er janvier 2007 ; l'unanimité des indivisaires n'est plus systématiquement requise (2). Dans une SCI, la liberté contractuelle permet d'adapter les statuts au but recherché. La SCI est ainsi particulièrement bien adaptée lorsque plusieurs personnes décident d'acheter ensemble un bien en vue de le louer.

Une SCI peut être créée pour protéger un conjoint en cas de décès. Les statuts peuvent contenir des clauses favorables au survivant, pour lui garantir la jouissance du bien familial jusqu'à son propre décès. Cette possibilité conserve son intérêt, même si le conjoint survivant a, depuis une réforme récente, un droit viager sur le logement familial, sauf volonté contraire du défunt.

La SCI est également intéressante en matière de transmission d'un patrimoine immobilier. Des parents peuvent, par exemple, transmettre gratuitement une partie de leurs parts sociales de leur vivant (dans la limite de 50.000 euros par parent et par enfant tous les 6 ans). Ils peuvent également diminuer le montant des droits de succession que leurs enfants paieront à leur mort. Comment ? En démembrant les parts sociales de la SCI. Ainsi, une propriété peut être « démembrée (3)» ou partagée en deux entités : d'un côté la « nue-propriété » et de l'autre l'« usufruit ». Les parents donnent la nue-propriété de leurs parts sociales à leurs enfants et conservent l'usufruit. Les enfants ne paieront donc des droits de donations que sur la nue-propriété. La nue-propriété aura une valeur fiscalement déterminée selon l'âge du donateur (l'âge des parents au moment de la donation). Au décès des parents, l'usufruit s'éteint et les enfants deviennent pleins propriétaires sans formalité ni droits à payer.

Inconvénients de la SCI

La SCI suppose une gestion lourde pour les particuliers : il faut respecter des obligations juridiques, comptables et fiscales comme pour n'importe quelle société.

Autre désavantage de la SCI : les associés sont indéfiniment responsables des dettes sociales proportionnellement à leur apport. Par exemple, si une SCI décide d'engager de gros travaux réalisés par une entreprise qu'elle n'a pas les moyens de payer, l'entreprise peut se retourner indéfiniment contre chacun des associés jusqu'à ce que leur part de dette soit épongée.

En cas d'achat de la résidence principale par le biais de la SCI, il faut noter que les associés ne pourront pas utiliser leurs PEL, et ne pourront pas recourir au prêt à taux zéro et autres prêts conventionnés. La SCI ne pourra pas bénéficier des réductions d'impôt pour gros travaux.

Il ne faut pas oublier non plus que des parts sociales d'une SCI sont plus difficiles à vendre qu'un logement ou un immeuble...

(1) N'est traitée dans cet article que la SCI de gestion patrimoniale, dont l'objet est la location ou la gestion d'un ou plusieurs immeubles. Il existe d'autres formes de SCI, au régime juridique différent, telles que la SCI d'attribution ou de construction-vente.

(2) Les actes de conservation (actes ayant pour objet de soustraire le bien indivis à un péril imminent et qui ne compromettent pas les droits des autres indivisaires) peuvent être accomplis par un indivisaire seul. Certains actes nécessitent une majorité des deux tiers. La vente de l'immeuble nécessite, elle, l'accord de tous les membres de l'indivision.

(3) Pour une définition de ces termes, voir notre fiche :
http://www.fnaim.fr/infos/guide-immobilier/usufruit/demembrement.aspx

La transparence fiscale ?

La SCI est, par défaut, transparente fiscalement sauf option pour l'impôt sur les sociétés. La transparence fiscale signifie que chacun des associés sera imposé sur les bénéfices obtenus par la SCI au prorata de ses parts dans la société. Les bénéfices de la SCI apparaissent donc sur la déclaration de revenu des associés en tant que revenus fonciers.

mardi 18 mai 2010

Le cadre du Grenelle de l'environnement a donné à la rénovation des logements une nouvelle impulsion et, surtout, une nouvelle couleur : celle de l'écologie. Le dispositif fiscal en faveur de la réalisation de travaux d'économie d'énergie a été renforcé. Tour d'horizon des réductions d'impôts, aides et autres subventions.

Les crédits d'impôts « développement durable »

Nombreux sont aujourd'hui les travaux d'équipements qui ouvrent droit à un crédit d'impôt : installation d'une chaudière à condensation, pose de laines minérales, récupération des eaux de pluie... Le choix est large ! La liste complète figure à l'article 200 quater du Code Général des Impôts (CGI).
L'avantage consiste en une réduction d'impôt sur le revenu de 25 à 50% des dépenses engagées (TTC) jusqu'au 31 décembre 2012, hors coût de la main d'oeuvre. En outre, spécificité du mécanisme de crédit, si ce montant excède l'impôt dû, il sera remboursable.
Peuvent y prétendre les propriétaires, locataires, usufruitiers, occupants à titre gratuit et même, depuis le 1er janvier 2009, les propriétaires bailleurs (1), à condition qu'ils s'engagent à louer le logement pendant au moins cinq ans.
Les équipements doivent présenter un certain niveau de performance. Celles-ci sont détaillées à l'article 18 bis de l'annexe 4 du CGI. Enfin, le montant des dépenses est plafonné, par période de 5 ans, à 8.000 € pour une personne seule et 16.000 € pour un couple.

Le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt

Pour inciter à la construction de logements certifiés Bâtiment Basse Consommation (BBC), le législateur a souhaité favoriser les particuliers qui construisent ou achètent des résidences neuves répondant à ce label exigeant. A condition de répondre aux mêmes conditions que pour les crédits d'impôt équipements, il est possible de bénéficier d'un taux plus intéressant que pour les bâtiments classiques : 40% pendant 7 ans (au lieu de 40% sur un an, puis 20% sur quatre ans).

L'Eco-prêt à taux zéro

Depuis le 1er avril 2009 (2), les banques sont autorisées à délivrer un type particulier de prêt à taux zéro, dit PTZ « écologique ». Il est destiné à soutenir le financement de travaux d'optimisation énergétique. Différence notable avec les crédits d'impôts, il couvre les frais d'installation.
D'une durée de 10 ans au plus et d'un montant de 30.000 € maximum, il est accessible aux propriétaires occupant leur logement, aux copropriétaires, mais aussi aux bailleurs et sociétés civiles, à condition que l'habitation ait été construite avant le 1er janvier 1990 et qu'elle soit destinée à la résidence principale.
Pour obtenir l'accord de la banque partenaire, trois possibilités :
- concentrer son projet sur la réhabilitation de dispositifs d'assainissement non collectif,
- faire appel à un bureau d'étude thermique qui formulera une recommandation sur les travaux pouvant garantir un certain niveau énergétique,
- ou bien prévoir un « bouquet de travaux » : c'est-à-dire réaliser au moins deux types de travaux parmi une catégorie de six, décrite à l'article R.319-16 1° du Code de la Construction et de l'Habitation.
A noter : Pour les particuliers qui remplissent les conditions de l'octroi d'un PTZ classique, le montant peut être majoré jusqu'à 20.000 € si le logement respecte le label BBC.

L'éco-subvention

L'Agence nationale de l'habitat (Anah) propose des financements en faveur des propriétaires aux revenus modestes dont le logement a plus de 15 ans. L'aide peut couvrir de 20 à 35 % du montant des travaux, dont le coût doit être compris entre 1.500 et 13.000 €. Pour prétendre à cette subvention, le propriétaire doit répondre à certaines conditions et s'engager à occuper le logement pendant au moins 6 ans après travaux.

Le livret développement durable

Ce compte épargne défiscalisé a remplacé au 1er janvier 2007 l'ancien « Codevi ». Les fonds, plafonnés à 6.000 €, pourront venir soutenir une demande de prêt pour réaliser des travaux d'économie d'énergie dans les logements anciens. Le taux de rémunération du LDD est fixé à 1,25 % depuis le 1er août 2009. Il intéressera les personnes qui ne remplissent pas les conditions de l'Eco-PTZ, ou qui souhaitent souscrire un prêt complémentaire.

Exonération de taxe foncière

Certaines collectivités locales (commune, département ou région) peuvent désormais accorder une exonération de taxe foncière, en totalité ou par moitié, aux propriétaires dont la résidence, construite à partir du 1er janvier 2009, est certifiée BBC.

Comment trouver les bons interlocuteurs ?

Pour savoir quels travaux peuvent convenir à votre logement : demandez un conseil personnalisé auprès des conseillers de l'Espace Info Energie de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie).
Pour les crédits impôts : contactez votre centre des impôts.
Pour l'Eco-PTZ : renseignez-vous auprès de votre agence bancaire.
Pour l'Eco-subvention : les conseillers de l'Anah peuvent vous fournir une information gratuite et vous adresser le formulaire de demande. www.ecosubvention.fr
Pour la taxe foncière : adressez-vous à votre mairie ou à votre centre des impôts.

(1) Article 109 de la LF 2009
(2) Article 244 quater U CGI créé en application de l'article 99 de la LF 2009, décrets n°2009-344 et n°2009-346 du 30 mars 2009

lundi 12 avril 2010

Le Crédit Relais

Acheter un nouveau logement et vendre en parallèle le précédent n'est pas toujours chose aisée. Zoom sur un allié de circonstance, le crédit relais, à utiliser avec discernement.

Son terrain de jeu, entre achat et vente

Se lancer dans une nouvelle acquisition, c'est aussi, souvent, céder son logement. Logiquement, le calendrier idéal veut que l'on vende avant d'acheter. Mais ce principe fait courir aux candidats à l'achat le risque de voir une affaire filer. D'où le rôle du crédit relais : un prêt accordé par les établissements bancaires, dans l'attente d'une rentrée d'argent - en l'occurrence la vente - remboursable en une fois, dès sa réalisation.


Sa situation, solo ou duo

Parfois, le prix d'achat du nouveau bien est égal ou inférieur au prix de vente de l'ancien bien. Dans ce cas, le prêt relais est dit « sec ». Boudée par certaines banques, cette formule solo n'est pas forcément avantageuse, si l'on ajoute aux intérêts élevés des frais importants de dossier et de mainlevée d'hypothèque.
L'autre cas de figure consiste à associer le crédit relais à un prêt immobilier complémentaire. Cette enveloppe globale permet de financer le bien sur le long terme, tout en prenant en charge les frais de notaire, la vente constituant alors un remboursement anticipé du crédit relais, sans pénalité. Une formule « duo » plus intéressante : les taux sont moins élevés et les frais de dossier réduits.

Son montant

Basé sur une estimation du bien, nécessairement effectuée par un professionnel de l'immobilier (négociateur, notaire...), le montant du crédit relais varie entre 60% et 100% de sa valeur, éventuellement diminuée de l'encours restant sur un précédent emprunt et évaluée en fonction du mode de remboursement (NDR : lire plus loin) et de la durée.
Le principe est simple : plus le temps de vente est long, plus le crédit relais est onéreux. Aujourd'hui, les établissements proposent des taux de l'ordre de 6% pour la version « crédit sec », et environ 4,5% dans les meilleurs cas pour un prêt entrant dans une formule « duo ».


Son remboursement

Qu'il soit à taux fixe ou variable, d'une durée de trois mois ou de deux ans, tout crédit relais doit être remboursé. Soit l'emprunteur règle l'assurance et les intérêts jusqu'à la date de la vente, chaque mois ou chaque trimestre, en fonction de la périodicité choisie. Soit il ne rembourse que la prime d'assurance et complète par les intérêts et le capital « in fine », c'est-à-dire au moment de la vente.
Quelle que soit l'option choisie, l'idéal est toujours de rembourser le crédit relais le plus tôt possible.

A noter

Depuis le 6 mai 2007, les acquéreurs souscrivant un prêt relais bénéficient, comme pour les autres prêts, du crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt accordé par l'Etat dans le cadre de la loi en faveur de l'emploi, du travail et du pouvoir d'achat. Pour mémoire, ce crédit d'impôt s'élève à 40% des intérêts payés au titre de la première annuité (plus d'infos sur www.impots.gouv.fr).

lundi 1 mars 2010

Diagnostic des Risques Naturels et Technologiques

Parmi les derniers diagnostics à avoir intégré le Dossier de diagnostic technique (DDT) : l'état des risques naturels1 et technologiques2. Mode d'emploi...

Les articles L 125-5 et R 125-23 et suivants du Code de l'environnement, prévoient que toute transaction immobilière, postérieure au 1er juin 2006, entraîne une obligation d'information sur les risques naturels et technologiques que l'immeuble est susceptible de subir.

Dans certaines communes, un état des risques naturels et technologiques doit être dressé à l'occasion de toute transaction immobilière portant sur un bien immobilier bâti ou non bâti. La durée de validité de cet état est de six mois. Parmi les transactions concernées : les promesses de vente ou d'achat, les contrats de vente, les réservations de bien en l'état futur d'achèvement, les cessions gratuites, les échanges avec ou sans soulte, les donations, partages successoraux et actes assimilés. Sont également astreintes à cette obligation d'information les locations : baux d'habitation, locations saisonnières de vacances, locations meublées et baux emphytéotiques. Toutefois, certains actes y échappent, notamment les constructions de maison individuelle sans fourniture de terrain ou les ventes dans le cadre de procédure judiciaire.

Importance de la localisation géographique de l'immeuble


Fort heureusement, tous les immeubles ne sont pas concernés. L'obligation d'information ne s'impose que dans les communes figurant sur une liste arrêtée par le préfet. Sont ainsi concernées les communes situées :
- Dans une zone sismique. Seules, la Guadeloupe et la Martinique sont en zone III, la plus élevée. En métropole, la ville de Nice est située en zone II, où la sismicité est jugée moyenne.
- Dans une zone couverte par un plan de prévention des risques technologiques. Ainsi certaines communes sont-elles concernées par le risque nucléaire en raison de leur proximité avec une centrale.
- Dans une zone couverte par un plan de prévention des risques naturels prévisibles, prescrit ou approuvé.

A la différence des autres diagnostics du DDT, cet état peut être établi par le propriétaire lui-même. Pour ce faire, il téléchargera le formulaire et le complètera, après avoir récupéré les informations nécessaires auprès de la préfecture et de la mairie dont dépend le bien. Il est également possible d'avoir recours au professionnel qui établira les autres diagnostics, d'autant plus que sa responsabilité sera engagée en cas d'inexactitude.

Le non-respect de cette obligation d'information (qu'il s'agisse de l'état des risques ou de la déclaration) est susceptible d'entraîner la diminution du montant de la vente ou de la location, voire l'annulation ou la résiliation du contrat.

Trois autres diagnostics deviendront obligatoires dans les mois et années à venir : l'état des installations intérieures de gaz naturel, l'état des installations intérieures d'électricité et l'assainissement non collectif et, dès le 1er juillet 2007, le diagnostic performance énergétique.

1 Parmi les risques naturels : avalanche, feu de forêt, inondation, mouvement de terrain, cyclone, tempête, séisme et éruption volcanique.
2 Les risques technologiques ont pour origine une action de l'homme. Par exemple : les risques industriels, nucléaires ou encore biologiques.

Information sur l'indemnisation des sinistres passés

Autre obligation éventuelle pour le propriétaire, il doit – parallèlement à l'état des risques naturels et technologiques – établir une déclaration, sur papier libre, sur les sinistres ayant fait l'objet par le passé d'une indemnisation consécutive à une catastrophe naturelle ou technologique.

Ces sinistres doivent également être survenus dans une commune ayant fait l'objet d'un arrêté de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle ou technologique.

Pour plus d'infos, consultez la liste des arrêtés.

vendredi 8 janvier 2010

Dossier : Comment Economiser l'Energie Chez Soi ?

Si notre siècle est celui du confort et du bien-être, il est aussi celui de l'urgence, notamment en matière d'environnement. L'aggravation de l'effet de serre nous pousse en effet à revoir nos habitudes quotidiennes. Car la consommation des ménages n'est pas une goutte d'eau : elle représente 47% de l'énergie produite en France (en 2006). Revue de détail sur ces économies que chacun peut réaliser.



En matière de chauffage, réguler, c'est économiser

Halte à la surchauffe : une pièce à vivre à 19 °C, des chambres à 16 °C permettent déjà de réduire une consommation moyenne de 7 %. De la même façon, l'eau chaude ne doit pas dépasser 60 °C, au risque de nuire à la longévité d'un chauffe-eau.
En 2006, la consommation d'énergie dans les résidences principales se partageait ainsi : 65 % pour le chauffage, 16 % pour l'électricité spécifique (électroménager principalement), 12 % pour l'eau chaude et 7 % pour la cuisson.(Les chiffres clés du bâtiment, Centre d'études et de recherches économiques sur l'énergie - 2006)
L'entretien régulier de la chaudière génère une économie de 8 % à 12 % de l'énergie consommée.
Au bout de 20 ans de bons et loyaux services, il est judicieux d'opter pour des modèles à condensation, ou basse température qui permettent d'économiser jusqu'à 20 % sur la facture (15 % à 20 % avec un modèle condensation, 12 % à 15 % avec un modèle basse température).
Plusieurs astuces permettent de gérer automatiquement les variations climatiques, et donc d'optimiser le rôle des appareils de chauffage. Robinets thermostatiques pour radiateurs, mais aussi systèmes de régulation commandant le chauffage, voire horloges de programmation, adaptées aux rythmes des habitants d'un foyer, offrent de substantielles réductions d'au moins 10 %.
L'isolation thermique n'est pas à négliger. De la toiture aux murs, en passant par le plancher et les fenêtres - de préférence équipées de double vitrage - l'étanchéité est garante d'économies, dans toutes les pièces d'un logement.
Naturellement, lorsque c'est possible, le chauffage bois présente un avantage non négligeable : une énergie renouvelable pour des économies durables...

Électricité spécifique : sus aux habitudes tenaces !

Au hit parade des gros consommateurs, on trouve le réfrigérateur (1000 kWh par an), le congélateur, puis l'éclairage (500 kWh par an), avant le lave-linge, sèche-linge, lave-vaisselle et matériel hi-fi. Quelques conseils pour consommer moins d'électricité :
• Le premier réflexe est de s'orienter, à l'acquisition, vers des appareils performants, signalés par la lettre A sur les nouvelles étiquettes « énergie ».
• L'éclairage doit être repensé, avec l'achat d'ampoules basse consommation. Cinq fois moins gourmandes, mais d'une durée huit fois supérieure aux « classiques », elles divisent par quatre les dépenses d'éclairage d'un logement... de quoi légitimer leur prix un peu plus élevé à l'achat.
• Enfin, il faut rappeler que laisser les appareils en veille représente une consommation - totalement inutile - de 500 kWh par an.

L’eau chaude sanitaire, sous le soleil exactement

Le CESI, Chauffe-eau solaire individuel, permet à tous les occupants d'un logement, partout en France, de couvrir 50% à 70% de leurs besoins en eau chaude sanitaire. Fiable, simple d'entretien, cet équipement bénéficie, en outre, de crédits d'impôts, mais aussi des aides des collectivités et des organismes spécifiques qui encouragent son installation (régions, départements, Agence nationale de l'habitat...)
Associé au chauffage, parfois optimisé avec un plancher chauffant, le système solaire combiné permet lui de satisfaire 25% à 60% des besoins pour l'eau chaude et le chauffage, en fonction de la région concernée et de la taille de l'installation.
Choix des capteurs thermiques, dimension nécessaire en fonction de la zone géographique, professionnels qualifiés en matière solaire : tous les renseignements au 0810 060 050 (espace « particuliers » de l'Ademe).
Plus d'infos sur les aides de l'État en matière d'investissements « durables » sur : http://www.industrie.gouv.fr/energie/
developp/econo/textes/mesures-ee.htm ou www.ademe.fr rubrique « financez vos projets ».

lundi 24 août 2009

Dossier : Bruits de Voisinage, les Règles

Outre les problèmes de santé liés à l'omniprésence du bruit dans notre société, ce dernier est aussi la première source de litiges de voisinages. C'est pourquoi depuis 1995 les émissions sonores sont réglementées et condamnables, avant comme après 22h. Quelques clés pour appréhender le cadre légal...



Si les textes législatifs et réglementaires relatifs au bruit ne forment pas un ensemble homogène, la loi bruit (loi n°92-1444 du 31 décembre 1992) constitue la base d'un texte global renforçant la législation existante. En matière de bruits de voisinage la réglementation en vigueur est définie par les articles R.1336-6 à R.1336-10 du Code de la santé publique et l'article R.623-2 du Code pénal. Ils définissent le cadre légal des émissions sonores ainsi que les sanctions encourues par les contrevenants. Un bruit punissable répond à certains critères d'anormalité, c'est-à-dire qu'il doit excéder les inconvénients normaux du voisinage par son caractère répétitif, sa nature ou son niveau sonore. Pour être constatée et sanctionnée, l'intensité du bruit ne doit pas nécessairement être mesurée.

Selon la loi, chacun est responsable des bruits inhérents à ses propres comportements et à ceux des personnes, choses ou animaux dont il est responsable. Ainsi les cris d'animaux, les bruits d'outils, d'appareils électroménagers ou de matériels audiovisuels peuvent être punis, s'ils sont désinvoltes, agressifs ou inutiles (un bruit est inutile si le bruiteur ne met pas tout en oeuvre pour atténuer le désagrément généré par son activité).

Les réglementations spécifiques

L'article 2212-2,2° du Code général des collectivités territoriales octroie au maire d'une agglomération des pouvoirs de police pour lutter contre le bruit de voisinage et la pollution sonore. Ainsi les réglementations peuvent varier d'une commune à l'autre. Par exemple, certaines municipalités interdisent l'utilisation d'outils à moteur (tondeuses, perceuses...) les dimanches et jours fériés. Il est donc indispensable pour les riverains de s'informer des dispositions prises par leur municipalité.

La sanction de l'infraction

Les sanctions relatives aux nuisances sonores sont définies par les articles R.1336-7 du Code de la santé publique pour les nuisances diurnes et R.623-2 du Code pénal en matière de bruits nocturnes. Cependant, de jour comme de nuit les peines encourues sont les mêmes : une contravention de 3ème classe (450 euros au plus) et, éventuellement, la confiscation du matériel à l'origine du trouble. De plus, dans le cadre d'une procédure pénale ou civile, des dommages et intérêts peuvent être exigés. De la même manière, les personnes ayant sciemment facilité la préparation ou la consommation de l'infraction (le cas échéant un débitant de boissons) risquent des sanctions identiques.

Les recours

Il est recommandé de privilégier dans un premier temps l'accord à l'amiable. La victime peut notifier la gêne au fautif par courrier (LR/AR), faire appel à un médiateur via le syndic dans le cas d'une copropriété ou avoir recours à un conciliateur de justice. Autrement, la victime peut faire constater le délit par un huissier ou un agent assermenté. Si les agents ne se déplacent pas au premier appel, il est important de déposer une main courante (déclaration des faits consignée sur un registre de police) au commissariat afin de mettre en avant l'aspect répétitif de la faute. Enfin, un recours en justice peut être entamé par la victime avec constats et témoignages à l'appui. La procédure sera pénale si une plainte a été déposée auprès du procureur, autrement elle sera civile.

dimanche 14 juin 2009

Dossier : Le Home-Staging

Mettre en scène les biens en vente et favoriser l'effet « coup de coeur » lors des visites, en utilisant la décoration comme outil de marketing immobilier, tel est l'objectif du « home staging ».



Coup de projecteur sur cette technique qui arrive tout droit des États-Unis.
Le home staging est né en 1972 outre-Atlantique, à partir de l'idée de Barbara Schwarz (agent immobilier) de « mettre en scène » une maison qui ne se vendait pas.

Près de 40 ans plus tard, le concept a fait des émules, il est même devenu très tendance depuis l'été dernier en France : alors que la crise économique a fait du marché de vendeurs un marché d'acheteurs, les home stagers ont trouvé une vraie légitimité.

Sylvie Aubin, responsable d'une entreprise de home staging depuis 2007 (« En toute sérénité »), a fondé le réseau HSP (Home Stager Professionnel) en août 2008 : « à l'époque, le succès était très mitigé, car les ventes se faisaient facilement. Depuis septembre, le décollage est impressionnant, ce sont désormais les agences qui m'appellent. Dans une même résidence, lorsque vous avez 3 ou 4 appartements à vendre, il faut soit casser les prix, soit valoriser le bien afin de faire la différence ».

Principe

Pour susciter la bonne impression qui fera la différence entre plusieurs biens, le candidat à l'acquisition doit pouvoir s'imaginer chez lui, avec son mobilier et ses goûts.

Cela passe par le gain d'espace, la luminosité, la sobriété des couleurs, mais aussi l'absence d'odeur (tabac, animaux), la suppression des éléments très personnels (photos, collections) et enfin le principe de la PPDC « la plus petite décoration commune », comme l'explique Sylvie Aubin : « L'idée n'est pas de faire des intérieurs de catalogue, mais bien de redonner ses atouts à un espace marqué par le mode de vie de ses occupant - souvent oubliés, voire négligés par des vendeurs sur le départ - tout en se mettant à la place de tous les profils de visiteurs : jeune couple, retraités, célibataires, famille avec enfants en bas âge, etc.»

Coût

Contexte difficile oblige, de plus en plus d'agences intègrent dans leurs services, notamment dans le cas de mandats exclusifs, l'intervention d'un home stager. Si ce n'est pas le cas, il faut compter 250 € pour un examen de votre intérieur. Cet « audit » donne lieu à un rapport écrit et détaillé, remis aux vendeurs.

Ensuite, libre à eux de faire eux-mêmes les changements nécessaires, à partir des pistes évoquées dans le diagnostic, ou encore d'aller plus loin avec le professionnel du home staging, qui intervient alors sous forme de prestation à la demi-journée ou à la journée par exemple. « Déménageur, entreprise de stockage, peinture, sols... : au-delà du conseil, nous devons être en mesure de proposer une large palette de services, afin d'aller vite, de faire « propre », mais à des tarifs abordables. On reste toujours dans la logique de ce qui est nécessaire pour vendre, pas au-delà », ajoute Sylvie Aubin.

Profession

Très en vogue, la profession a désormais besoin de s'organiser. Ils seraient environ 200 indépendants installés en France à ce jour, dont 50 dans le réseau de Sylvie Aubin, mais ni les tarifs ni les pratiques ne sont soumis à des cadres précis.

L'idée de monter une fédération fait donc son chemin, afin de donner plus de visibilité à un métier servi - mais aussi desservi - par de nombreuses émissions de télévision.

Pour résumer : les étapes-clés

Dépersonnaliser et désencombrer. Le candidat à l'acquisition doit pouvoir « voir » les mètres carrés qu'il envisage d'acheter.

Nettoyer et réparer. Une ampoule défectueuse, un ménage imparfait ou une pièce inachevée : voilà de quoi faire fuir les acheteurs, surtout lorsque l'on sait que la première impression s'effectue dans les 2 premières minutes.

Rafraîchir et relooker. Murs, portes, rideaux, tapis de bain : des revêtements aux accessoires, penser à tous ces détails visuels, quitte à remplacer certains éléments.

L'ESI (Ecole Supérieure de l'Immobilier), aussi...

Depuis octobre 2008, deux nouvelles formations ont vu le jour au sein du catalogue de l'Ecole Supérieure de l'Immobilier (ESI) de la FNAIM : « Qu'est-ce que le home staging » et « Comment promouvoir sa performance par le home staging » ? Destinées aux agents immobiliers, elles entendent sensibiliser leur public à l'apport positif du home staging pour les clients et montrer qu'elles facilitent par là-même la conclusion rapide des affaires.

« Toute aide est bienvenue lorsqu'il s'agit de faciliter le travail de l'agent, soumis à la pression des vendeurs qui veulent, naturellement, vendre vite et au meilleur prix. Ces deux formations démontrent que le home staging augmente le nombre d'arguments pour une mise en vente, même si il faut faire attention à ne pas tomber dans l'aseptisé. Il faut parfois savoir garder l'histoire, l'âme d'un lieu », précise Thierry Cheminant, directeur de l'ESI.

mercredi 22 avril 2009

Dossier : Loi Carrez

Destinée à protéger les acheteurs d'un bien immobilier, la loi Carrez impose aux vendeurs un certain nombre de règles qu'il convient de respecter pour éviter les litiges. Qu'il s'agisse du mode de calcul de la surface ou des mentions à apporter aux contrats de vente...



Depuis le 18 juin 1997, la loi Carrez (1) impose au vendeur d'un lot de copropriété (ou d'une fraction de lot) d'en mentionner la superficie privative dans tous les documents relatifs à la vente : avant-contrat (promesse de vente ou compromis de vente) ou acte de vente . Si la notion de "lot de copropriété" concerne principalement des appartements, elle s'applique aussi cependant aux maisons formant des lots de copropriété dite horizontale (2).

Deux types de litiges peuvent se faire jour au regard de la législation. Tout d'abord, si la superficie n'est pas mentionnée dans l'acte de vente, l'acheteur peut, dans un délai d'un mois à compter de la signature, intenter une action en nullité de l'acte de vente. D'autre part, si la superficie réelle du bien est inférieure de plus d'un vingtième (5%), à celle indiquée dans l'avant-contrat ou dans l'acte de vente, l'acheteur peut, dans un délai d'un an à compter de la signature de l'acte, demander une diminution de prix (ou un remboursement) proportionnelle aux mètres carré déclarés en trop (3).

Dans les deux cas, la sanction se fait donc au bénéfice exclusif de l'acquéreur. La loi précise d'ailleurs que "si la superficie est supérieure à celle exprimée dans l'acte, l'excédent de mesure ne donne lieu à aucun supplément de prix." (4)

Un Mesurage Efficace

Pour être en conformité avec les obligations de la loi Carrez, il importe de respecter un mode de calcul de la surface tout à fait spécifique. En l'occurrence, la loi Carrez consiste à mesurer la surface privative, et non la surface habitable. La surface privative, telle qu'elle est définie par l'article 4-1 du décret du 23 mai 1997, "est la superficie des planchers des locaux clos et couverts après déduction des surfaces occupées par les murs, cloisons, marches et cages d'escaliers, gaines, embrasures de portes et de fenêtres. Il n'est pas tenu compte des planchers des parties de locaux d'une hauteur inférieure à 1,80 mètres."

L'article 4-2 précise quant à lui que "les lots ou fractions de lots d'une superficie inférieure à 8 m2 ne sont pas pris en compte pour le calcul de la superficie privative". Ce peut être le cas, par exemple, d'une chambre de bonne. De même, les caves, garages, emplacements de stationnement, boxes ou places de parking vendus en lots séparés ne sont pas comptabilisés.

Pour effectuer ces mesures et procéder à ce calcul, le vendeur n'est pas obligé de faire appel à un professionnel. Cette option est toutefois recommandée s'il veut se garantir de toute erreur de mesurage.

(1) Loi n°96-1107 du 18 décembre 1996.
(2) D'autre part, la loi Carrez ne s'applique pas dans le cas de l'achat sur plan, qui est soumis à l'article R 261-13 du Code de la Construction, ni à l'achat de terrains à bâtir.
(3) Le mode de calcul de cette différence de prix peut s'exprimer ainsi : (Prix de vente du bien / Superficie mentionnée) x (Superficie mentionnée - Superficie réelle)
(4) Article 46 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, modifié par la loi Carrez.

Quand faire appel à un professionnel ?

Dans certains cas de figure, le propriétaire peut procéder lui-même au mesurage de la surface à vendre sans courir trop de risques. C'est le cas notamment lorsque le plan est simple, soit parce qu'il comporte peu de pièces, soit parce que celles-ci sont rectangulaires. Attention toutefois, plus le bien est petit, plus le risque d'erreur est susceptible de dépasser les 5% autorisés. Dans le cas d'un studio de 18 m² par exemple, cela ne représente plus que 0,9 m², soit la surface d'une embrasure ou de quelques marches...

samedi 14 mars 2009

Dossier : Impôts Locaux

Les impôts locaux financent les collectivités territoriales (communes, départements, régions...). Ils servent à entretenir des équipements collectifs, à payer les services rendus aux usagers, à rémunérer certains fonctionnaires. Les deux principaux impôts de la fiscalité locale sont la taxe d'habitation et la taxe foncière sur les propriétés bâties.



Qui paie la taxe d'habitation et la taxe foncière ?

La taxe d'habitation : tout contribuable, locataire, propriétaire ou occupant à titre gratuit de son habitation principale paie cette taxe. Même s'il réside à l'étranger, un Français expatrié qui dispose encore en France de son appartement doit la payer. Certaines personnes aux revenus modestes peuvent bénéficier d'une exonération totale de la taxe d'habitation (RMIstes par exemple).

La taxe foncière sur les propriétés bâties : tout propriétaire, qu'il occupe ou non les lieux, est redevable de cette taxe. Sont exonérés les personnes de plus de 75 ans et les bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés sous condition de ressources.

Comment sont calculés les impôts locaux ?

La taxe d'habitation est le produit de la valeur locative cadastrale (lire ci-dessous, ndlr) et du taux d'imposition des collectivités (la commune applique un taux, le département un autre, le syndicat de commune et l'intercommunalité encore un autre).
La valeur locative cadastrale est établie par l'État : elle correspond au loyer annuel qu'un propriétaire pourrait tirer d'un local loué dans des conditions normales.
Le taux d'imposition est, quant à lui, voté et décidé par les communes, départements ou régions en fonction de l'argent dont ils estiment avoir besoin pour leur fonctionnement.
La taxe foncière est le produit de la valeur locative cadastrale diminuée d'un abattement de 50% et du taux d'imposition de chaque collectivité locale ou établissement public de coopération intercommunale.

Qui reçoit l'argent ?

C'est l'État qui collecte mais ce sont bien les collectivités qui perçoivent les recettes des impôts locaux. Exemple pour la région Île-de-France. Les impôts locaux représentent près de 28% du budget global de la région en 2006. Ces 28% ajoutés aux autres revenus de la région (dotations de l'État) vont financer principalement l'amélioration des transports en commun, l'entretien des lycées et les mesures en faveur de la formation professionnelle.

Le calcul de la valeur locative cadastrale, un casse-tête ?

La valeur locative cadastrale est le fruit d'un complexe calcul de l'administration fiscale. Si elle correspond globalement au loyer annuel qu'un propriétaire pourrait tirer d'un local, d'autres éléments entrent en compte. Ainsi, à la valeur de base qu'est le prix de la location, s'ajoutent des correctifs en fonction du niveau de confort (baignoire ou non, climatisation, etc.), de la situation de l'habitation dans la commune (centre ville/périphérie, quartier vert ou commerçant), des caractéristiques de l'immeuble (année de construction, facilité d'accès, incidences sonores). Ce savant calcul constitue la valeur locative brute. Pour obtenir la valeur locative nette, on déduit les abattements auxquels le contribuable peut prétendre (abattement pour charge de famille par exemple).

jeudi 29 janvier 2009

Dossier : Déménager avec un professionnel

Recourir aux services d'un professionnel pour effectuer un déménagement est souvent gage de sécurité et de confort. Encore faut-il savoir choisir entre les différentes options traditionnellement proposées : luxe, standard ou économique ?



Les services rendus par un déménageur professionnel peuvent être très différents suivant la formule choisie par le client. Ce dernier a généralement le choix entre trois types de prestations, qui peuvent s'agrémenter de différentes options.

- Une formule économique, dans laquelle le déménageur s'occupe uniquement du chargement, du transport puis du déchargement des caisses et des meubles. Dans ce cas, le client doit faire et défaire les cartons. Le déménageur peut éventuellement démonter puis remonter les meubles qui doivent l'être. Dans cette option, il peut également fournir les cartons ou les vendre. Le budget minimum pour un tel service est généralement de 400 à 500 euros.

- Une formule standard ou classique, dans laquelle le déménageur fournit les cartons et/ou les caisses deux à trois semaines avant le déménagement. Le client range ce qui ne se casse pas. Le déménageur emballe quant à lui la vaisselle et les objets fragiles. D'après les professionnels, cette option est la plus fréquemment choisie. Elle majore le tarif de la formule économique d'environ 20%.


- Enfin, une formule complète ou de luxe, dans laquelle le déménageur s'occupe de tout (ou presque). Il vient généralement la veille du déménagement pour emballer les cartons. Il peut, sur demande du client, démonter puis remonter les étagères, les tableaux, les lustres, les tringles à rideaux... En règle générale, son intervention s'arrête là où un artisan est susceptible d'intervenir (dépose de moquettes, installation d'appareils sanitaires, électriques ou électroniques). Cette option coûte environ 15% plus cher que la précédente.



De nombreux critères déterminent le prix

Ces formules définissent une première échelle de prix. De nombreux critères entrent ensuite en ligne de compte pour déterminer le coût réel du déménagement : la distance à parcourir, le mode de transport choisi, le volume transporté, les garanties contractées, les facilités d'accès au logement, ou encore la période de l'année concernée.

Sur ce dernier point, le surcoût peut être de 15% par rapport au tarif de base lors des périodes très demandées, à savoir la période estivale (mi-juin - début septembre) et la seconde quinzaine de décembre. A l'inverse, en période creuse (novembre, février), il est possible de bénéficier d'une réduction d'environ 10% sur le tarif de base.

Une fois ces critères pris en compte, les prix étant libres, le coût peut encore varier énormément d'un déménageur à l'autre pour une même prestation. Afin de faire son choix, il est donc recommandé de faire établir un devis détaillé par plusieurs déménageurs.


Quel déménageur choisir ?

Il est préférable de contacter une entreprise certifiée par l'AFNOR sous le label "NF Service". Celui-ci garantit que l'entreprise dispose des moyens techniques et humains requis pour une prestation de qualité. La plupart des entreprises certifiées sont réunies au sein de la Chambre syndicale des entreprises de déménagement et garde-meubles de France. Détail important : il est préférable de choisir une entreprise située à proximité du lieu à déménager, afin de réduire les coûts de déplacement. Le choix d'une entreprise certifiée garantit que le devis soit gratuit, détaillé et établi après une visite d'un conseiller en déménagement. C'est suite à cette visite que la formule et les options pourront être choisies en toute connaissance de cause par le client.

vendredi 19 septembre 2008

L'Âme du Sentier


Le Sentier est un quartier que chaque Parisien croit connaître. Pourtant, cette réputation n’est faite que de clichés véhiculés par plus d’un siècle de tradition. Certes le textile y tient une place prépondérante, mais en explorant les recoins du Sentier historique, on pourra découvrir : un quartier teinté d’exotisme égyptien, les vestiges d’une Cour des Miracles très romanesque, ou bien encore un centre névralgique de la nouvelle technologie à Paris…


Découvrez les rues du Sentier dans le dossier, en cliquant ici.

mardi 19 août 2008

De l'Hôtel de Ville à la rue de Rivoli...


Le cœur administratif de Paris se trouve aujourd’hui situé entre la Seine, le fleuve qui permit le développement commercial de la ville, et la rue de Rivoli, qui constitue un des principaux axes de communication de la capitale. Le port de Grève et la place du même nom qui la bordait auraient de quoi surprendre les Parisiens ou les nombreux touristes contemporains mais sont pourtant l’épicentre d’une vie bouillonnante. Ce dossier présentera également l’historique de la rue de Rivoli, percée haussmannienne devenue aujourd’hui une artère d’exception...


Consultez le dossier en cliquant ici.

dimanche 20 juillet 2008

Des Batignolles à Guy Môquet...


Les figures historiques du XVIIème arrondissement ne manquent pas. Dans le nord de l’arrondissement, du côté des Batignolles, l’Histoire a retenu la jeunesse de Guy Môquet dont la mémoire est honorée depuis que son destin fut brisé en 1941.

Mais les Batignolles et les Epinettes sont dès le XIXème siècle un lieu de rendez-vous culturel et artistique au même titre que Montmartre ou Montparnasse. Aujourd’hui encore, ce bouillonnement artistique subsiste avec quelques éclats de modernité. Ce dossier est aussi l’occasion de lever le voile sur un petit havre de verdure au cœur de l’arrondissement : la Cité des Fleurs…


Pour lire la suite de ce dossier, rendez-vous ici.

vendredi 20 juin 2008

Dossier Grands Boulevards

Si les Grands Boulevards sont aujourd’hui synonymes de divertissement et de légèreté, il en est ainsi depuis la percée de cette grande artère verte dès la fin du XVIIème siècle.



S’étirant d’est en ouest entre les 2ème, 3ème, 9ème, 10ème et 11ème arrondissements, cette succession de boulevards prestigieux a gardé tout son bouillonnement d’antan en réussissant à conserver les plus belles salles de spectacles de la capitale.



Ce dossier, après un bref historique de l’environnement urbain des boulevards, s’attardera sur deux de ces symboles : la démesure et la folle histoire du cinéma du Grand Rex puis l’aventure des Folies Bergère, ce cabaret frivole qui reste une icône glamour reconnue dans le monde entier.

Découvrez la suite de ce dossier en cliquant ici !

Connaissez-vous nos Podcast ?



La Boutique de l'Immobilier met régulièrement en ligne des Podcast présentant une sélection de produits en exclusivité.
Laissez-vous séduire par ces petits films détaillant nos plus beaux bien en musique !






Vous pouvez télécharger ces vidéos pour votre iPod, ou les visionner sur notre page YouTube !

jeudi 20 mars 2008

Connaissez-vous le quartier Saint-Georges ?


A priori, « Saint Georges » est un quartier parisien à la notoriété discrète. Pourtant, cette enclave est bel et bien le cœur vibrant du 9ème, cet arrondissement se distinguant par l’étroitesse de ses limites et par la grande concentration de ses commerces réputés comme les Grands Magasins et ses activités culturelles avec ses nombreux théâtres...


Mais tout d’abord, quel est ce saint qui a donné son nom à ce quartier pittoresque ? Nous découvrirons ensuite la bouillonnante rue des Martyrs avant de nous attarder sur les particularités de la « Nouvelle Athènes ». Saint Georges nous réserve décidément bien des surprises.

Lisez la suite de ce dossier en cliquant ici !

vendredi 1 février 2008

Le quartier Montorgueil : un îlot chic et moderne

L’étymologie de la rue Montorgueil révèle un passé beaucoup moins glamour que la réputation actuelle de la rue. Le Mont Orgueilleux était tout simplement un tas d’immondice que les habitants avaient surnommé ainsi par dérision. La rue qui menait vers ce talus, actuellement à l’emplacement de la rue Beauregard, est donc devenue la rue Montorgueil en 1792. Entre le quartier des Halles et celui du Sentier, cette rue est aujourd’hui l’une des plus connue et des plus agréable à vivre de Paris. Quels sont ses secrets ?

Lisez la suite du dossier ici !

vendredi 11 janvier 2008

Vous avez dit loft ?


loft : (nom masculin) Entrepôt, local à usage professionnel, transformés en lieu d'habitation, en atelier d'artiste, etc.

L'occupation d'anciens locaux commerciaux ou industriels est apparue à la fin des années 1970 aux États-Unis. Une frange marginale d'artistes a ainsi investi des usines et entrepôts désaffectés dans lesquels ils trouvaient, à moindre coût, l'espace et le volume nécessaires à leurs créations.

Situé initialement dans des friches industrielles peu attractives, cet habitat a rapidement attiré des galeries, restaurants ou bars « branchés », connectés à la vie artistique underground. Le processus de la spéculation immobilière a pris alors le relais, apportant une clientèle aisée. Ces quartiers virent alors arriver les yuppies (young urban professional) et dinkies (double income no kids) amateurs de ces espaces rénovés et non conformistes.


Le phénomène des lofts s'est répandu en France, avec une échelle plus réduite, dans les années 1980 pour culminer avec la crise immobilière de 1990. Les lofts se sont concentrés dans les grandes agglomérations, dans lesquelles existait une clientèle et une vie artistique.

Les quartiers artisanaux ou industriels furent les premiers investis, les 17e, 18e, 19e arrondissement de Paris (petite industries), quartier de la Bastille (artisanat du bois), quartier du Sentier. Les villes périphériques suivirent le mouvement avec quelques années de décalage, principalement à l'est de la capitale: Ivry-sur-Seine, Montreuil, Bagnolet, Pantin.

Le phénomène fut cependant limité par le cout de l'immobilier et les contraintes techniques et règlementaires imposées par l'administration.

Qui n'a jamais rêvé d'habiter dans un loft parisien ? Une surface exceptionnelle avec des espaces ouverts permettant toutes les folies, une ambiance artistico-bohémienne ou d'usine désafectée aménagée si recherchée, des matériaux industriels inédits pour un cachet incomparable... Les lofts réunissent souvent des conditions d'exceptions qui en font des biens rares très courus par les amateurs de biens rafinés, spacieux et modulables.


La Boutique de l'Immobilier, spécialisée sur Paris, propose une sélection de biens exceptionnels dont vous pouvez voir quelques exemples ici. Du quartier Montorgueil à la Butte aux Cailles en passant par le parc Monceaux, ces photos de biens disponibles ou récemment vendus reflétent la qualité des biens proposés.

Cliquez ici pour découvrir notre sélection de lofts au cœur de Paris. Nos conseillers négociateurs sont là pour vous renseigner.