mercredi 22 avril 2009

Dossier : Loi Carrez

Destinée à protéger les acheteurs d'un bien immobilier, la loi Carrez impose aux vendeurs un certain nombre de règles qu'il convient de respecter pour éviter les litiges. Qu'il s'agisse du mode de calcul de la surface ou des mentions à apporter aux contrats de vente...



Depuis le 18 juin 1997, la loi Carrez (1) impose au vendeur d'un lot de copropriété (ou d'une fraction de lot) d'en mentionner la superficie privative dans tous les documents relatifs à la vente : avant-contrat (promesse de vente ou compromis de vente) ou acte de vente . Si la notion de "lot de copropriété" concerne principalement des appartements, elle s'applique aussi cependant aux maisons formant des lots de copropriété dite horizontale (2).

Deux types de litiges peuvent se faire jour au regard de la législation. Tout d'abord, si la superficie n'est pas mentionnée dans l'acte de vente, l'acheteur peut, dans un délai d'un mois à compter de la signature, intenter une action en nullité de l'acte de vente. D'autre part, si la superficie réelle du bien est inférieure de plus d'un vingtième (5%), à celle indiquée dans l'avant-contrat ou dans l'acte de vente, l'acheteur peut, dans un délai d'un an à compter de la signature de l'acte, demander une diminution de prix (ou un remboursement) proportionnelle aux mètres carré déclarés en trop (3).

Dans les deux cas, la sanction se fait donc au bénéfice exclusif de l'acquéreur. La loi précise d'ailleurs que "si la superficie est supérieure à celle exprimée dans l'acte, l'excédent de mesure ne donne lieu à aucun supplément de prix." (4)

Un Mesurage Efficace

Pour être en conformité avec les obligations de la loi Carrez, il importe de respecter un mode de calcul de la surface tout à fait spécifique. En l'occurrence, la loi Carrez consiste à mesurer la surface privative, et non la surface habitable. La surface privative, telle qu'elle est définie par l'article 4-1 du décret du 23 mai 1997, "est la superficie des planchers des locaux clos et couverts après déduction des surfaces occupées par les murs, cloisons, marches et cages d'escaliers, gaines, embrasures de portes et de fenêtres. Il n'est pas tenu compte des planchers des parties de locaux d'une hauteur inférieure à 1,80 mètres."

L'article 4-2 précise quant à lui que "les lots ou fractions de lots d'une superficie inférieure à 8 m2 ne sont pas pris en compte pour le calcul de la superficie privative". Ce peut être le cas, par exemple, d'une chambre de bonne. De même, les caves, garages, emplacements de stationnement, boxes ou places de parking vendus en lots séparés ne sont pas comptabilisés.

Pour effectuer ces mesures et procéder à ce calcul, le vendeur n'est pas obligé de faire appel à un professionnel. Cette option est toutefois recommandée s'il veut se garantir de toute erreur de mesurage.

(1) Loi n°96-1107 du 18 décembre 1996.
(2) D'autre part, la loi Carrez ne s'applique pas dans le cas de l'achat sur plan, qui est soumis à l'article R 261-13 du Code de la Construction, ni à l'achat de terrains à bâtir.
(3) Le mode de calcul de cette différence de prix peut s'exprimer ainsi : (Prix de vente du bien / Superficie mentionnée) x (Superficie mentionnée - Superficie réelle)
(4) Article 46 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, modifié par la loi Carrez.

Quand faire appel à un professionnel ?

Dans certains cas de figure, le propriétaire peut procéder lui-même au mesurage de la surface à vendre sans courir trop de risques. C'est le cas notamment lorsque le plan est simple, soit parce qu'il comporte peu de pièces, soit parce que celles-ci sont rectangulaires. Attention toutefois, plus le bien est petit, plus le risque d'erreur est susceptible de dépasser les 5% autorisés. Dans le cas d'un studio de 18 m² par exemple, cela ne représente plus que 0,9 m², soit la surface d'une embrasure ou de quelques marches...

samedi 14 mars 2009

Dossier : Impôts Locaux

Les impôts locaux financent les collectivités territoriales (communes, départements, régions...). Ils servent à entretenir des équipements collectifs, à payer les services rendus aux usagers, à rémunérer certains fonctionnaires. Les deux principaux impôts de la fiscalité locale sont la taxe d'habitation et la taxe foncière sur les propriétés bâties.



Qui paie la taxe d'habitation et la taxe foncière ?

La taxe d'habitation : tout contribuable, locataire, propriétaire ou occupant à titre gratuit de son habitation principale paie cette taxe. Même s'il réside à l'étranger, un Français expatrié qui dispose encore en France de son appartement doit la payer. Certaines personnes aux revenus modestes peuvent bénéficier d'une exonération totale de la taxe d'habitation (RMIstes par exemple).

La taxe foncière sur les propriétés bâties : tout propriétaire, qu'il occupe ou non les lieux, est redevable de cette taxe. Sont exonérés les personnes de plus de 75 ans et les bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés sous condition de ressources.

Comment sont calculés les impôts locaux ?

La taxe d'habitation est le produit de la valeur locative cadastrale (lire ci-dessous, ndlr) et du taux d'imposition des collectivités (la commune applique un taux, le département un autre, le syndicat de commune et l'intercommunalité encore un autre).
La valeur locative cadastrale est établie par l'État : elle correspond au loyer annuel qu'un propriétaire pourrait tirer d'un local loué dans des conditions normales.
Le taux d'imposition est, quant à lui, voté et décidé par les communes, départements ou régions en fonction de l'argent dont ils estiment avoir besoin pour leur fonctionnement.
La taxe foncière est le produit de la valeur locative cadastrale diminuée d'un abattement de 50% et du taux d'imposition de chaque collectivité locale ou établissement public de coopération intercommunale.

Qui reçoit l'argent ?

C'est l'État qui collecte mais ce sont bien les collectivités qui perçoivent les recettes des impôts locaux. Exemple pour la région Île-de-France. Les impôts locaux représentent près de 28% du budget global de la région en 2006. Ces 28% ajoutés aux autres revenus de la région (dotations de l'État) vont financer principalement l'amélioration des transports en commun, l'entretien des lycées et les mesures en faveur de la formation professionnelle.

Le calcul de la valeur locative cadastrale, un casse-tête ?

La valeur locative cadastrale est le fruit d'un complexe calcul de l'administration fiscale. Si elle correspond globalement au loyer annuel qu'un propriétaire pourrait tirer d'un local, d'autres éléments entrent en compte. Ainsi, à la valeur de base qu'est le prix de la location, s'ajoutent des correctifs en fonction du niveau de confort (baignoire ou non, climatisation, etc.), de la situation de l'habitation dans la commune (centre ville/périphérie, quartier vert ou commerçant), des caractéristiques de l'immeuble (année de construction, facilité d'accès, incidences sonores). Ce savant calcul constitue la valeur locative brute. Pour obtenir la valeur locative nette, on déduit les abattements auxquels le contribuable peut prétendre (abattement pour charge de famille par exemple).

jeudi 29 janvier 2009

Dossier : Déménager avec un professionnel

Recourir aux services d'un professionnel pour effectuer un déménagement est souvent gage de sécurité et de confort. Encore faut-il savoir choisir entre les différentes options traditionnellement proposées : luxe, standard ou économique ?



Les services rendus par un déménageur professionnel peuvent être très différents suivant la formule choisie par le client. Ce dernier a généralement le choix entre trois types de prestations, qui peuvent s'agrémenter de différentes options.

- Une formule économique, dans laquelle le déménageur s'occupe uniquement du chargement, du transport puis du déchargement des caisses et des meubles. Dans ce cas, le client doit faire et défaire les cartons. Le déménageur peut éventuellement démonter puis remonter les meubles qui doivent l'être. Dans cette option, il peut également fournir les cartons ou les vendre. Le budget minimum pour un tel service est généralement de 400 à 500 euros.

- Une formule standard ou classique, dans laquelle le déménageur fournit les cartons et/ou les caisses deux à trois semaines avant le déménagement. Le client range ce qui ne se casse pas. Le déménageur emballe quant à lui la vaisselle et les objets fragiles. D'après les professionnels, cette option est la plus fréquemment choisie. Elle majore le tarif de la formule économique d'environ 20%.


- Enfin, une formule complète ou de luxe, dans laquelle le déménageur s'occupe de tout (ou presque). Il vient généralement la veille du déménagement pour emballer les cartons. Il peut, sur demande du client, démonter puis remonter les étagères, les tableaux, les lustres, les tringles à rideaux... En règle générale, son intervention s'arrête là où un artisan est susceptible d'intervenir (dépose de moquettes, installation d'appareils sanitaires, électriques ou électroniques). Cette option coûte environ 15% plus cher que la précédente.



De nombreux critères déterminent le prix

Ces formules définissent une première échelle de prix. De nombreux critères entrent ensuite en ligne de compte pour déterminer le coût réel du déménagement : la distance à parcourir, le mode de transport choisi, le volume transporté, les garanties contractées, les facilités d'accès au logement, ou encore la période de l'année concernée.

Sur ce dernier point, le surcoût peut être de 15% par rapport au tarif de base lors des périodes très demandées, à savoir la période estivale (mi-juin - début septembre) et la seconde quinzaine de décembre. A l'inverse, en période creuse (novembre, février), il est possible de bénéficier d'une réduction d'environ 10% sur le tarif de base.

Une fois ces critères pris en compte, les prix étant libres, le coût peut encore varier énormément d'un déménageur à l'autre pour une même prestation. Afin de faire son choix, il est donc recommandé de faire établir un devis détaillé par plusieurs déménageurs.


Quel déménageur choisir ?

Il est préférable de contacter une entreprise certifiée par l'AFNOR sous le label "NF Service". Celui-ci garantit que l'entreprise dispose des moyens techniques et humains requis pour une prestation de qualité. La plupart des entreprises certifiées sont réunies au sein de la Chambre syndicale des entreprises de déménagement et garde-meubles de France. Détail important : il est préférable de choisir une entreprise située à proximité du lieu à déménager, afin de réduire les coûts de déplacement. Le choix d'une entreprise certifiée garantit que le devis soit gratuit, détaillé et établi après une visite d'un conseiller en déménagement. C'est suite à cette visite que la formule et les options pourront être choisies en toute connaissance de cause par le client.

vendredi 19 septembre 2008

L'Âme du Sentier


Le Sentier est un quartier que chaque Parisien croit connaître. Pourtant, cette réputation n’est faite que de clichés véhiculés par plus d’un siècle de tradition. Certes le textile y tient une place prépondérante, mais en explorant les recoins du Sentier historique, on pourra découvrir : un quartier teinté d’exotisme égyptien, les vestiges d’une Cour des Miracles très romanesque, ou bien encore un centre névralgique de la nouvelle technologie à Paris…


Découvrez les rues du Sentier dans le dossier, en cliquant ici.

mardi 19 août 2008

De l'Hôtel de Ville à la rue de Rivoli...


Le cœur administratif de Paris se trouve aujourd’hui situé entre la Seine, le fleuve qui permit le développement commercial de la ville, et la rue de Rivoli, qui constitue un des principaux axes de communication de la capitale. Le port de Grève et la place du même nom qui la bordait auraient de quoi surprendre les Parisiens ou les nombreux touristes contemporains mais sont pourtant l’épicentre d’une vie bouillonnante. Ce dossier présentera également l’historique de la rue de Rivoli, percée haussmannienne devenue aujourd’hui une artère d’exception...


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dimanche 20 juillet 2008

Des Batignolles à Guy Môquet...


Les figures historiques du XVIIème arrondissement ne manquent pas. Dans le nord de l’arrondissement, du côté des Batignolles, l’Histoire a retenu la jeunesse de Guy Môquet dont la mémoire est honorée depuis que son destin fut brisé en 1941.

Mais les Batignolles et les Epinettes sont dès le XIXème siècle un lieu de rendez-vous culturel et artistique au même titre que Montmartre ou Montparnasse. Aujourd’hui encore, ce bouillonnement artistique subsiste avec quelques éclats de modernité. Ce dossier est aussi l’occasion de lever le voile sur un petit havre de verdure au cœur de l’arrondissement : la Cité des Fleurs…


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vendredi 20 juin 2008

Dossier Grands Boulevards

Si les Grands Boulevards sont aujourd’hui synonymes de divertissement et de légèreté, il en est ainsi depuis la percée de cette grande artère verte dès la fin du XVIIème siècle.



S’étirant d’est en ouest entre les 2ème, 3ème, 9ème, 10ème et 11ème arrondissements, cette succession de boulevards prestigieux a gardé tout son bouillonnement d’antan en réussissant à conserver les plus belles salles de spectacles de la capitale.



Ce dossier, après un bref historique de l’environnement urbain des boulevards, s’attardera sur deux de ces symboles : la démesure et la folle histoire du cinéma du Grand Rex puis l’aventure des Folies Bergère, ce cabaret frivole qui reste une icône glamour reconnue dans le monde entier.

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